Blog · Récupération & hormones
Cardio et hormones : faut-il vraiment arrêter l'endurance ?
J'ai été interviewé par ELLE pour le dossier « Cardio et hormones : le bon mix ? » de Julie Pujols Benoit, paru dans le numéro du 8 octobre 2026. Voici, avec mes mots, ce que j'y explique.
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Sur Instagram et TikTok, l'endurance a mauvaise réputation en ce moment. Elle ferait grimper le cortisol, « l'hormone du stress », et serait à bannir, surtout pour les femmes après 40 ans. Résultat : des personnes qui allaient très bien arrêtent de courir par peur.
C'est faux. Ces messages viennent le plus souvent de comptes qui ne sont ni coachs ni médecins. Muscler son cœur reste l'une des meilleures choses à faire pour sa santé, à tout âge. Le vrai problème n'est pas le cardio : c'est le cardio sans récupération.
01Le cortisol n'est pas votre ennemi
Le cortisol aide à se réveiller, à s'adapter au stress et à mobiliser de l'énergie. Son taux monte pendant n'importe quel effort, et c'est normal. Ce qui pose problème, c'est de s'entraîner trop fort, trop souvent, sans jamais laisser le corps redescendre. Là, le cortisol peut se dérégler : sommeil perturbé, irritabilité, envies de sucre.
02Le bon dosage
- Un footing de 30 minutes à une heure, deux ou trois fois par semaine : c'est parfait, et sur le long terme ça aide même à mieux dormir et à mieux gérer le stress.
- Si votre cortisol est à surveiller, misez sur deux séances d'environ 30 minutes par semaine en endurance fondamentale, c'est-à-dire à 60-70 % de votre fréquence cardiaque maximale : une allure où vous pouvez parler.
c'est bon, mais pas à chaque repas.
03Hyrox, marathon : oui, mais faites redescendre « le feu »
Dans une société déjà très stressante, on enchaîne des formats toujours plus intenses : Hyrox, marathons, Gymrace… Rien d'interdit, à condition de compenser. Après l'effort, on étire, on respire, on se repose. Et dans la semaine, on ajoute des disciplines douces : stretching, yoga, méditation, sauna ou massages. C'est ce qui permet au corps et au mental de lâcher prise.
04Après 40 ans : écouter et adapter
- Fatigue, périménopause : on ralentit le rythme plutôt que de s'épuiser à coups de séances intenses pour compenser une prise de poids ou un coup de blues.
- On intègre la musculation : deux ou trois séances de renforcement par semaine, pour lutter contre la fonte musculaire qui commence dès 35 ans.
- On garde une à deux séances de cardio doux, et on protège ses temps de récupération.
05Votre cerveau aussi en profite
Les activités d'endurance stimulent l'hormone de croissance, utile à la création de nouveaux neurones. Sa production baisse avec l'âge, mais elle se maintient mieux chez les personnes qui s'entraînent régulièrement. Bouger et faire travailler son cœur, c'est aussi une manière de prendre soin de son cerveau.
En résumé
Gardez le cardio. Dosez-le, alternez avec du renforcement et des activités douces, et surtout, récupérez. À la clé : un système nerveux apaisé et une vraie sensation d'équilibre.
Et vous, où en est votre équilibre charge / récupération ?
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Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un avis médical. En cas de fatigue persistante, de troubles du sommeil ou de troubles hormonaux, consultez votre médecin.